La norme NF EN 13508-2+A1 définit le système de codage des inspections de réseaux d’évacuation et d’assainissement situés à l’extérieur des bâtiments. Elle permet de décrire une anomalie avec un code, une localisation et une quantification identiques pour tous les intervenants. Elle s’applique aux inspections réalisées à la caméra, y compris en Belgique, où la référence nationale reprise dans le cahier des charges doit être vérifiée.
Que demande la norme NF EN 13508-2+A1 ?
La NF EN 13508-2+A1 décrit le système de codage utilisé pour les inspections de réseaux d’évacuation et d’assainissement à l’extérieur des bâtiments. Elle indique comment nommer une anomalie, où la situer et comment la quantifier. Deux opérateurs formés doivent produire la même description à partir de la même image.
Sans ce langage commun, chaque entreprise écrit son propre vocabulaire. Une même fissure devient « fissure longitudinale » chez l’un et « faïençage » chez l’autre. Le maître d’ouvrage ne peut alors ni comparer deux campagnes d’inspection, ni suivre l’évolution d’un tronçon entre deux passages.
La norme distingue deux familles d’anomalies : les défauts de structure, qui touchent le tube lui-même, et les défauts d’exploitation, qui gênent l’écoulement sans dégrader la canalisation. Cette séparation oriente la suite : réparation, curage ou simple surveillance.
En Belgique, les normes européennes sont reprises dans le catalogue national. Avant de lancer une campagne, vérifiez la référence exacte exigée par le cahier des charges et le format de rapport attendu.

Défauts de structure et défauts d’exploitation : quelles différences ?
Un défaut de structure concerne la matière du tube : fissure, cassure, déformation, effondrement, joint déboîté. Il interroge la tenue mécanique de l’ouvrage et engage souvent des travaux. Un défaut d’exploitation concerne ce qui circule ou stagne dans le tube : racines, graisses, dépôts, obstacles. Il interroge le fonctionnement hydraulique et se traite d’abord par l’entretien.
Chaque observation codée comporte plusieurs éléments. Le code seul ne suffit pas : sans localisation ni quantification, il reste inexploitable pour un bureau d’études ou un chiffrage.
- Le code normalisé de l’anomalie.
- Sa localisation, exprimée depuis un point de référence de l’inspection.
- Sa quantification : étendue, degré, pourcentage de section perdue selon le cas.
- Une remarque libre, qui n’a pas valeur de code normalisé.
- La photo ou l’extrait vidéo qui justifie l’observation.
| Famille | Exemples d’anomalies | Conséquence principale |
|---|---|---|
| Défaut de structure | Fissure, cassure, déformation, effondrement | Perte d’intégrité du tube, risque d’affaissement |
| Défaut d’exploitation | Racines, graisses, dépôts, obstacle | Réduction de section, mise en charge |
| Défaut d’étanchéité | Infiltration, exfiltration visible | Départ de matériaux, désordre du sol |
Comment coder sans apprendre les centaines de codes par cœur ?
Le catalogue de codes de la NF EN 13508-2 est étendu. L’apprendre par cœur n’est ni réaliste ni souhaitable sur le terrain. La méthode de travail consiste à décrire d’abord ce que l’on voit à l’image, puis à le rattacher au code correspondant.
Tubilog® intègre une bibliothèque de menus pré-remplis. L’opérateur sélectionne visuellement l’anomalie sur la vidéo ou la photo, et le logiciel lui attribue le code officiel et la description normalisée. Le risque d’erreur de saisie diminue, et le vocabulaire reste homogène d’un technicien à l’autre.
Le même outil sert ensuite à l’édition du rapport. Vous choisissez un rapport simple pour un particulier, ou un rapport normé pour une collectivité, un syndic ou un bureau d’études. Les observations, les photos et les localisations restent rattachées au tronçon inspecté.
Rapport simple ou rapport normé : que remettre à qui ?
Le rapport simple répond à une demande d’intervention : le particulier veut savoir ce qui bouche, où, et ce qu’il faut faire. Le vocabulaire reste accessible et les photos portent l’essentiel de l’information.
Le rapport normé s’adresse à un lecteur qui va comparer, chiffrer ou archiver : collectivité, syndic de copropriété, bureau d’études, expert. Les observations y sont codées, localisées et quantifiées, ce qui permet de rattacher chaque anomalie à un tronçon et à un marché.
Sur une même inspection, les deux versions peuvent être produites à partir des mêmes observations. Le codage est saisi une fois, l’habillage du rapport change selon le destinataire.
Vérifiez avant l’intervention ce que le donneur d’ordre attend réellement. Une collectivité peut imposer une trame de rapport, une numérotation de tronçons ou un référencement de regards qui ne figurent pas dans la norme.
Ce que la conformité à la norme ne garantit pas
La norme fixe un langage, pas un seuil de décision. Elle ne dit pas à partir de quel pourcentage de section perdue il faut réparer : ce seuil relève du maître d’ouvrage, de son patrimoine et de son programme de travaux.
Elle ne remplace pas non plus le jugement de l’opérateur. Un ouvrage non accessible, mal nettoyé ou insuffisamment éclairé produit des images pauvres, et un codage exact sur des images pauvres reste limité. La qualité de l’inspection conditionne la qualité du rapport.
Enfin, un rapport codé conformément à la norme reste un document technique. Son usage en cas de litige dépend de la demande, du contexte et des pièces qui l’accompagnent, vidéo et photos comprises. Selon le diagnostic et les exigences du destinataire, d’autres éléments peuvent être réclamés.
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