Une caméra poussée (ou caméra sur jonc) est une tête de caméra fixée à l'extrémité d'un câble semi-rigide que l'opérateur introduit à la main dans la canalisation : l'image s'affiche sur un écran et permet de contrôler l'intérieur du tube sans le tracter. Elle sert aux réseaux intérieurs et aux raccordements individuels, du DN 32 au DN 200 selon la configuration retenue, là où un robot d'inspection n'est ni utile ni adapté.
Qu'est-ce qu'une caméra poussée sur jonc ?
Une caméra poussée se compose de trois éléments : une tête de caméra, un jonc (câble semi-rigide) et un poste de visualisation. L'opérateur introduit la tête dans la canalisation et fait progresser l'ensemble en poussant le jonc à la main. Aucun moteur, aucun tractage : c'est la rigidité du jonc qui porte la caméra dans le tube.
Le jonc se présente généralement enroulé sur un touret ou un dévidoir, ce qui facilite le transport, le rangement et le déroulage sur chantier. Le poste de visualisation prend la forme d'une valise ou d'un coffret avec écran, alimenté sur batterie ou sur secteur selon les modèles.
Cette famille de matériel s'appelle aussi caméra poussée canalisation ou caméra sur touret d'inspection. Elle vise les petits diamètres et les parcours courts à moyens : réseaux intérieurs d'un bâtiment, raccordements individuels, attentes de branchement. Elle complète le robot d'inspection, elle ne le remplace pas.
Le repérage est possible sur certaines configurations : une tête équipée d'une sonde émet un signal que l'on détecte en surface avec un récepteur, ce qui permet de localiser le point d'arrêt ou le défaut. Cette option se choisit au moment de la commande, selon le besoin du chantier.

Dans quels cas utiliser une caméra poussée plutôt qu'un robot ?
Le premier critère est le diamètre et l'accessibilité. Sur un réseau intérieur, un regard de raccordement ou une canalisation enterrée de faible section, il n'y a souvent pas la place d'installer un robot, et le temps de mise en œuvre ne se justifie pas. La caméra poussée entre par un regard, un té ou une extrémité de tube.
Le deuxième critère est la longueur à parcourir. Un jonc se choisit en fonction de la distance à couvrir et du nombre de coudes à franchir : plus le parcours est sinueux, plus la souplesse et le diamètre du jonc comptent. La fiche produit de la Tubicam R14 mm liste par exemple une configuration avec un jonc de 20 mètres ; d'autres longueurs existent selon les modèles.
Le troisième critère est l'usage final. Un plombier qui débouche et vérifie un raccordement, un syndic qui veut documenter l'état d'un réseau avant travaux, un bureau d'études qui doit confirmer un tracé ou un point singulier : tous n'ont pas besoin de la même finesse d'image ni du même enregistrement.
La vidéo ci-dessous montre la mise en œuvre d'une caméra poussée sur jonc : préparation de la tête, introduction dans le tube et progression dans la canalisation.
- Réseaux intérieurs d'immeubles et de maisons individuelles
- Raccordements individuels et attentes de branchement
- Canalisations de petit diamètre, du DN 32 au DN 200 selon la configuration
- Contrôle après débouchage, avant réception de travaux ou avant réhabilitation
- Conduits de ventilation et gaines techniques accessibles, selon les modèles
Comment choisir sa caméra poussée : les points à vérifier
Le choix se joue sur quatre éléments : la tête, le jonc, le touret et le poste de visualisation. Chacun se sélectionne en fonction du diamètre visé, de la longueur de réseau et de la qualité d'image attendue par le donneur d'ordre.
La tête de caméra détermine le diamètre minimal d'entrée et la qualité de l'image. Une tête trop large ne passe pas dans un petit raccordement ; une tête trop petite donne une image moins lumineuse dans un tube plus grand. Le nombre de LED et la présence d'une sonde de localisation font partie des options.
Le jonc conditionne la portée et la capacité à franchir les coudes. Le touret, lui, joue sur le confort de chantier : enroulage, déroulage, protection du câble pendant le transport. Le poste de visualisation enfin : taille d'écran, autonomie, possibilité d'enregistrer les images et de les transmettre au client ou au maître d'ouvrage.
Le tableau ci-dessous résume la différence d'usage entre une caméra poussée et un robot d'inspection. Il ne s'agit pas de hiérarchie : les deux matériels répondent à des situations différentes.
| Critère | Caméra poussée (sur jonc) | Robot d’inspection |
|---|---|---|
| Mode de progression | Poussée manuelle du jonc | Déplacement motorisé |
| Diamètres visés | Petits réseaux, DN 32 à 200 mm selon configuration | Réseaux de plus grande section |
| Mise en œuvre | Rapide, une personne, par regard ou extrémité | Installation plus lourde, accès véhiculé |
| Usage typique | Réseaux intérieurs, raccordements individuels | Collecteurs, visites longues et détaillées |
Ce que l'inspection permet de constater sur le réseau
Une caméra poussée donne une image continue de l'intérieur du tube. L'opérateur observe l'état de la paroi, la présence de dépôts, de corps étrangers, de racines, de décalages entre tronçons ou de contre-pentes. Ces observations servent à décider d'un débouchage, d'une réparation ou d'une réhabilitation.
Pour un plombier, l'intérêt est immédiat : on voit ce qui bloque avant d'intervenir, et on évite de casser un sol ou une chape sans certitude. Pour un syndic ou une collectivité, l'image et l'enregistrement constituent une pièce utile au dossier, à condition que le matériel permette de les conserver.
Attention toutefois : une inspection ne remplace pas un diagnostic complet. Ce que l'on voit dépend de la propreté du réseau, de la qualité de l'image et de la progression réelle de la tête dans le tube. Un réseau très emboué ou un parcours non franchi limite l'analyse, et il faut le signaler dans le rapport.
C'est pourquoi la traçabilité compte autant que l'image : date, tronçon inspecté, point d'introduction, distance parcourue, anomalies observées. Ces éléments se notent au fur et à mesure, pas après coup.
AGM TEC, concepteur et distributeur pour les professionnels
AGM TEC est un fabricant français basé à Bessières, en Haute-Garonne. L'entreprise conçoit et distribue du matériel d'inspection de canalisations et de conduits auprès des professionnels du BTP : plombiers, entreprises de travaux publics, sociétés de ventilation, bureaux d'études, syndics et services techniques de collectivités.
Les gammes couvrent plusieurs usages : Tubicam pour l'inspection des canalisations, Verticam pour les conduits verticaux et les gaines, Scopicam pour les petits diamètres et les contrôles de proximité, ainsi que des robots d'inspection pour les réseaux de plus grande section. La caméra poussée sur jonc présentée ici appartient à cette logique : un matériel pensé pour le chantier, transportable et mis en œuvre par une seule personne.
Le fait de concevoir et d'assembler en France change la relation au matériel : les questions techniques, le choix des options (tête, jonc, touret, écran, sonde) et le suivi se traitent directement avec le fabricant. Pour un professionnel, cela simplifie l'accès aux pièces et aux conseils d'utilisation.
Pour un projet d'équipement, une question sur une configuration existante ou un besoin de conseil sur le diamètre et la longueur de jonc adaptés à vos chantiers, vous pouvez joindre AGM TEC au 05 61 42 90 63. Les configurations et les options se confirment ensuite sur devis, selon le réseau à inspecter.
Bestel dit materieel in de AGM TEC-shop (camera-inspection.com).
